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Nouvelles maladies infectieuses aux Pays-Bas à cause du changement climatique

Nouvelles maladies infectieuses aux Pays-Bas à cause du changement climatique
La dengue sonne tropicale. Dans les Pays-Bas européens, elle l'est encore : une maladie que les voyageurs ramènent. Le Conseil de la santé a pourtant prévenu en mai 2026 : le changement climatique rend les conditions ici plus favorables aux maladies transmises par moustiques, tiques et eau.
Le RIVM est plus prudent. Le climat est un facteur. Commerce, voyages et mode de vie pèsent souvent davantage. Un nouveau moustique aux Pays-Bas n'est pas automatiquement la faute d'un été plus chaud.
Ceci est une information, pas un avis médical.
Dengue : importée maintenant, peut-être locale plus tard
La dengue se transmet par le moustique de la fièvre jaune et le moustique tigre asiatique. L'OMS estime des centaines de millions d'infections par an dans le monde. Fièvre, douleurs musculaires, parfois des hémorragies graves.
Selon la directive LCI du RIVM, la dengue dans les Pays-Bas européens est une maladie d'importation. Aucune infection locale n'a été confirmée. Les tests positifs chez les voyageurs de retour ont augmenté : 136 par an en moyenne en 2014–2019, 367 en 2023 et 544 en 2024.
Dans les Pays-Bas caribéens, la dengue existe. Le RIVM cite des dizaines de cas par an et de plus grandes épidémies en 2023–2024. Le Conseil de la santé donne la priorité à ces îles, car les risques y sont plus graves et plus divers.
L'Europe du Sud a déjà connu une dengue locale. L'ECDC suit des cas en France, en Italie, en Espagne et en Croatie, entre autres. En 2026, jusqu'au début d'août, seule la France avait signalé un cas de dengue acquis localement sur le continent européen.
Des vaccins contre la dengue existent. Aux Pays-Bas, ils sont destinés aux voyageurs, pas à toute la population. Demandez au LCR ou à un centre de vaccination voyage.
Le moustique tigre : la lutte gagne du temps
Le moustique tigre asiatique (Aedes albopictus) peut transmettre dengue, chikungunya et zika. Il est bien installé autour de la Méditerranée. Pas encore aux Pays-Bas, grâce à la lutte du ministère de la Santé et de la NVWA.
Le RIVM est clair : plus de découvertes aux Pays-Bas viennent surtout du commerce et des voyages, pas du changement climatique. Si le moustique s'installe, le climat compte alors. À des températures estivales plus élevées, les virus se multiplient plus vite chez le moustique.
Le Conseil de la santé attend une installation sur certains sites d'ici 2 à 5 ans. Ensuite, des foyers locaux de dengue peuvent suivre si un voyageur virémique apporte le virus.
En août 2026, la NVWA a publié une étude ADN : le moustique arrive par plusieurs introductions, notamment via pneus usagés et aéroports. Sur certains sites, il a survécu à l'hiver. La lutte peut quand même éliminer une population.
Qu'est-ce qui est déjà là ?
Tout n'est pas du futur.
Encéphalite à tiques (TBE). Depuis 2016, on sait que des tiques néerlandaises peuvent porter le virus, notamment sur la Sallandse et l'Utrechtse Heuvelrug. Entre 2016 et juin 2024, 23 patients ont contracté l'infection aux Pays-Bas. En 2024, 8 signalements. Depuis le 1er mars 2025, la TBE avec symptômes neurologiques est à déclaration obligatoire. Environ 1 tique sur 1 500 dans les zones connues porte le virus. Pour Lyme, environ 1 sur 5. Le RIVM dit : pas de vaccin TBE nécessaire pour vivre aux Pays-Bas. Oui pour voyager dans des pays où la TBE est fréquente.
Fièvre du Nil occidental. En 2020, 8 personnes aux Pays-Bas ont contracté le virus, surtout autour d'Utrecht, via le moustique domestique commun. Le virus circule chez les oiseaux. Le Conseil de la santé dit que des étés plus chauds favorisent la transmission. Le risque pour la plupart des gens reste faible.
Lyme. Déjà la maladie à tiques la plus fréquente ici. Plus de tiques par temps plus doux augmentent le contact, note aussi le Conseil de la santé.
Eau. Les eaux côtières néerlandaises sont devenues plus favorables aux Vibrio. Une eau de surface plus chaude aide aussi légionelles et cyanobactéries.
Chikungunya et zika suivent la même histoire de moustiques que la dengue : surtout un risque voyage maintenant, éventuellement local plus tard si le moustique tigre reste.
Que pouvez-vous faire ?
- Voyage vers des zones de dengue ou de TBE : demandez à temps si une vaccination a un sens.
- Aux Pays-Bas : chercher des tiques après un passage dans la nature, limiter les piqûres de moustiques le soir. Fièvre après un voyage tropical : médecin, et dites où vous étiez.
Notez vaccins et doses de voyage. Avec Vaxy, vous voyez avant le départ si dengue ou TBE figure déjà dans votre dossier.
Cet article est une information, pas un avis médical.
Réponses courtes
La dengue est-elle déjà là ? Dans les Pays-Bas européens, seulement chez les voyageurs. Oui dans les Pays-Bas caribéens. La transmission locale existe déjà en Europe du Sud.
Le moustique tigre va-t-il s'installer ? Pas encore, grâce à la lutte. Le Conseil de la santé l'attend sur certains sites d'ici 2 à 5 ans.
Quelles maladies sont déjà là ? TBE depuis 2016, Nil occidental chez l'humain en 2020, Lyme depuis plus longtemps. Eau plus chaude : vibrions et légionelles.
Dois-je me vacciner ici contre dengue ou TBE ? En général non pour vivre dans les Pays-Bas européens. Parfois oui pour certains voyages. Demandez au LCR, à votre médecin ou au GGD.
Sources
- RIVM : changement climatique et maladies infectieuses
- RIVM : dengue
- Directive LCI dengue
- RIVM : fièvre du Nil occidental
- RIVM : encéphalite à tiques
- Conseil de la santé : climat et santé, 21 mai 2026
- ECDC : risque dengue UE/EEE
- OMS : dengue
- NVWA : étude ADN du moustique tigre asiatique, 20 août 2026
- LCR : informations sur les vaccinations